zdnet.fr - 28 janvier 2008
Les éditeurs lorgnent du côté des PME pour y implanter leurs plates-formes de Business Intelligence, avec des offres souples adaptées. Certaines viennent compléter des ERP installés, avec pour effet de baisser les prix, poussant les entreprises à s’équiper.
Le besoin d'outils d'aide à la décision est lié d'abord au métier, et non à la taille de l'entreprise, l'objectif visé étant d'améliorer et de fluidifier la gestion stratégique et opérationnelle. D'autres facteurs poussent les PME à s'équiper : les maisons mères exigent de leurs filiales des reportings de plus en plus poussés, les PME cotées en Bourse doivent répondre à des contraintes légales...
Plus loin qu'Excel et les outils de reporting d'ERP
Certes, la plate-forme de Business Intelligence ne va pas se substituer totalement à la sacro-sainte feuille Excel, encore privilégiée par nombre de directeurs financiers. Mais elle représente un gain de productivité non négligeable pour les cadres, dans leur travail préalable aux prises de décisions. Et elle permet d'aller plus loin que les outils de reporting classiques qui se trouvent dans les ERP.
Au-delà de la restitution, l'analyse des données constitue un socle de pilotage de l'entreprise. L'outil permet de retraiter les données, de les comparer et de croiser des données issues des différents métiers de l'entreprise.
Les PME veulent un outil souple
Le critère de choix qui ressort est la souplesse d'utilisation, avec la possibilité donnée à l'utilisateur de créer facilement ses indicateurs. Un aspect qui a séduit Hôtels et Préférences, petite entreprise de 16 personnes qui fait le lien entre 102 hôtels indépendants. Karl Vaussard, son directeur administratif et financier associé, utilise depuis huit mois l'ERP Sage 100, édition pilotée. Sur deux personnes à utiliser l'outil de pilotage, il est le seul à manipuler et créer les vues. « C'est très simple à faire. Par exemple, l'évolution de l'activité hôtel par hôtel est primordiale pour nous », avait-il témoigné au dernier salon ERP (13-15 novembre à Paris).
Aux responsables d'utiliser cette souplesse à bon escient. Denis Jouanguy, responsable de l'offre de décisionnel de l'éditeur-intégrateur IDS Scheer, recommande de « définir d'abord les bons indicateurs clés en fonction de la stratégie de l'entreprise. Pour maîtriser l'utilisation des états, il faut créer des états institutionnels qui servent de référence, et mettre à disposition des utilisateurs des requêtes prédéfinies. » C'est préférable pour la cohérence des données, afin d'éviter que chacun crée ses états dans son coin.
Les PME motivées par des prix en baisse
Si la PME est déjà équipée d'un ERP, choisir la plate-forme associée facilitera son intégration. Sur un marché du décisionnel traditionnellement « best of breed » (meilleure solution sur son segment), cette tendance à s'orienter vers des solutions « progicialisées » pousse les prix à la baisse, incitant les PME à s'équiper, d'après Véronique Plessier-Chauveau, directeur du développement de la SSII Airial.
Dans son projet, Hôtels et Préférences a consacré 1500 euros à la licence business intelligence de Sage, 1500 euros à la formation à l'outil et plus 300 euros de maintenance annuelle. L'une des clés de la réussite du projet d'installation d'une solution de décisionnel est de ne pas sous-estimer le travail de nettoyage et de fiabilisation des données en amont. Pour des projets importants, il faut commencer par l'installer dans le métier prioritaire de l'entreprise.
Quel volume de données à traiter ?
Au niveau technique, l'outil repose sur la collecte, l'intégration, la diffusion, la présentation et l'administration de données. Aussi le volume de données à analyser sera le point déterminant. Pour un faible volume, le travail s'effectuera directement sur la base de production. Pour des volumes importants, généralement dans des entreprises de plus de 200 salariés, un data warehouse (entrepôt de données) sera privilégié. La technologie Olap (OnLine Analytical Processing) de calcul et d'analyse directe des données se justifie pour de très gros volumes. Selon Andréguy Dubar, directeur de l'intégrateur Cenisis, « elle permet d'effectuer rapidement des rapprochements de données financières complexes. »
Au salon ERP, la SSII Genicorp avait regretté les lacunes d'outils trop centrés sur l'historique de la société : d'abord, le manque d'outils de planification intégrés et d'analyse de données relatives à l'environnement de l'entreprise. Ensuite, l'intégration de données structurées qui laisse passer des informations importantes comprises dans des fichiers non structurés (Word par exemple).
A ces manques pointés, d'autres répondent que des outils de planification et de gestion électronique de données (GED) existent pour y pallier. Avant tout, les PME veulent un outil facilement personnalisable qui les aide dans la gestion du quotidien, comme dans celle du moyen terme.
28 janvier 2008
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1 commentaires:
Interesting to know.
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